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Oskorri
est un concept franc, allègre, spontané et
dynamique. Le parfait équilibre entre le vocal et
l'instrumental, entre la ballade et la fête, entre
l'acoustique et l'électrique, entre l'emploi d'instruments
traditionnels et modernes, rend difficile de cataloguer
la musique d'Oskorri. Musique sans étiquettes, nourrie
de sonorités nouvelles, enracinées dans la
musique populaire, mais sans perdre de modernité.
Eclectique, sans tomber dans la tradition monolithique,
elle conserve un ton propre, fruit de la sensibilité
de chacun des sept musiciens qui forment le groupe.
Au long d'une carrière musicale de plus de trente
ans, ils se sont distingués par leur richesse, qualité
et universalité. Curieusement, ils ont été
désignés comme étant le meilleur groupe
folk péninsulaire, bien qu'issus d'un milieu urbain
et industriel.
En octobre 2003, le groupe décide d'abandonner des
positions immobilistes, esthétiques, musicales et
idéologiques. Avec une nouvelle formation, alors
définitivement assise, le groupe sort d'une période
exceptionnellement créative pour entrer en studio
afin d'enregistrer les nouveaux thèmes du disque
Desertore.
Pour
cela il bénéficiera de la collaboration de
Luis Lozano pour les tâches de production, d'Andoni
Egaña, Maialen Lujanbio, Harkaitz Cano, Jon Sarasua
y Unai Elorriaga, parmi d'autres, pour les textes et de
Leturia, Faltriqueira et Eliseo Parra, parmi d'autres, comme
musiciens collaborateurs. Une distribution de luxe qui fait
que ce disque ait été considéré
comme l'un des meilleurs du groupe dans sa dernière
période.
Deux ans auparavant Oskorri lançait sur le marché,
Vizcayatik... Bizkaiara, avec les fonds récupérés
par l'improvisateur de vers Xabier Amuriza. Il s'agit d'un
choix varié de thèmes biscayens nous offrant
un reflet de la société du XIXème siècle.
Musicalement, le disque a été pensé
pour la fête, la danse et pour le plaisir le plus
ludique et spontané; dans certaines chansons, il
est aussi libre et effronté, qu'il est tendre et
intime dans d'autres, mais il demeure toujours flamboyant.
Parmi les collaborateurs il faut mettre en lumière
le propre co-producteur Eliseo Parra, Kepa Junkera (trikitixa)
et le "zapateado" rythmique de Michel Bordeleau
(La Bottine Souriante).
Leur
ouvrage précédent, Ura (Eau) a été
sans aucun doute un disque qui, par sa qualité musicale,
sa modernité et sa conception, a ramené le
groupe sur le devant de la scène, étant considéré
par la critique spécialisée européenne
comme l'un des meilleurs disques de"world music"
de l'année 2000.
La
carrière musicale du groupe est parsemée d'épisodes
inoubliables. L'un des plus importants intervient lorsque,
après sa transformation et l'intégration complète
de deux nouveaux membres, le groupe célèbre
son 25ème anniversaire par un concert anthologique,
au cours duquel il rend hommage aux différentes langues,
en invitant 16 musiciens de divers pays chantant dans leur
propre langue. Parmi les artistes ayant participé
à ce concert nous citerons Juan Carlos Pérez,
Kepa Junkera, Ruper Ordorika, Joseba Tapia, Jon Sarasua,
Niko Etxart, Fermín Muguruza, Mikel Laboa, Anton
Reixa (Galice), Albert Pla (Catalogne), Patrick Vaillant
(Occitanie), Robert Le Gall et Youenn Le Berre de Gwendal
(Bretagne), Martin Carthy (Angleterre) et Liam O´Flynn
(Irlande) qui à leur tour remercièrent Oskorri
en chantant en euskara. Ils jouèrent jusqu'à
25 succès, avec de nouveaux arrangements, repris
parmi les thèmes jalonnant les 25 années d'existence
du groupe. Ce grand concert se déroula en septembre
1997 dans le cadre du Festival International de Folk de
Getxo et dont un double CD et une vidéo ont été
édités, 25 Kantu 25 Urte.
En
novembre 1997, et à l'occasion d'une tournée
en Amérique du Sud (Uruguay et Argentine), le disque
commémoratif du 25ème Anniversaire a été
édité pour le marché américain.
La tournée du 25ème Anniversaire a conduit
le groupe a parcourir les scènes, théâtres
et festivals folk les plus importants du pays.
Dans
les années 90 Oskorri a publié plus d'une
dizaine d'uvres. Sa trajectoire internationale a été
avalisée par les tournées dans un grand nombre
de pays, en 1996 ils participèrent au Festival de
Louvain (Belgique), en 1994 Badok Hamahiru se présenta
à Paris et en 1991 depuis le Portugal (Lisbonne,
Evora, Guimeraes, Coimbra) ils partirent en Géorgie,
ancienne URSS.
Les
années 80 sont des années de changement, de
nouveaux musiciens s'incorporent au groupe, musiciens qui
aideront à créer cette tonalité si
caractéristique du groupe. Ce furent aussi des années
de travail sans repos ; ils offrirent des centaines de concerts,
enregistrèrent un grand nombre d'albums, furent récompensés
par plusieurs prix et tant la critique que le public les
acclamèrent unanimement.
Au
printemps 1978 ils s'embarquèrent dans une tournée
européenne qui serait la première de nombreuses
autres et qui, à partir de ce moment là, deviendrait
une constante dans leur longue carrière professionnelle.
Des
passages par Berlin, Francfort, Paris, Cologne, Hanovre,
Bordeaux, Strasbourg, Stuttgart, Bruxelles, la Corse, Nuremberg,
Zurich... font d'Oskorri, sans aucun doute, le groupe de
folk basque ayant le plus grand rayonnement international.
La publication d'une compilation de leurs oeuvres dans plusieurs
pays européens, au travers de la prestigieuse Folk
Freak Pläne, a assuré leur succès en
Europe. De même ils ont représenté Euskadi
lors du Contre festival de l'Eurovisión tenu en Belgique,
ont reçu de nombreux prix et ont donné une
infinité de concerts avant de gagner finalement la
reconnaissance populaire.
En
1975 ils signèrent un contrat avec CBS pour publier
les thèmes qu'ils avaient interprété
un temps en direct. Le premier single fut édité
rapidement et peu après ils commencèrent à
enregistrer ce qui serait leur premier disque. Une sélection
de dix des quarante chansons s'appuyant sur des poèmes
de Gabriel Aresti, auquel le groupe voulut rendre hommage,
constitua leur premier travail discographique, Gabriel Arestiren
Oroimenez. Déjà, les instrumentations simples
et les mélodies laissaient présager les capacités
du groupe.
De
même, Oskorri s'est fait remarquer par leurs travaux
"d'investigation". Sur le disque Hi ere Dantzari
ils inscrivent les chansons de danses traditionnelles qui
dans certains cas, aucun enregistrement n'existant, risquaient
de disparaître. Le public enfantin est le destinataire
de deux nouvelles uvres ; Katuen Testamentua
qui, à la suite d'un labeur de récupération
par les terres de Biscaye de chansons enfantines presque
oubliées, reçoit un accueil enthousiaste de
la part de leurs plus jeunes fans, leur offrant aux côtés
de la troupe de théâtre Kukubiltxo un grand
spectacle débordant de lumière, de couleur
et de sons. Leur second disque pour les " petits ",
Marijane Kanta Zan est un hommage à l'écrivaine
navarraise Marijane Minaberry, à partir duquel, comme
pour l'antérieur, un spectacle a été
monté avec Kukubiltxo, spectacle qui a obtenu un
franc succès.
Mais
le labeur de sauvegarde de vieilles chansons ne s'arrête
pas là, car leur leader, Natxo de Felipe, est un
amoureux des traditions et de la culture basque, et après
des heures et des heures de recherche, il a sauvegardé
plusieurs centaines de chansons traditionnelles qui ont
été enregistrées en direct sur six
disques appelés Oskorri & The Pub Ibiltaria
et que plusieurs membres du groupe proposent aux ikastolas,
collèges, conservatoires, etc. comme "concert-pédagogique"
En
raison de tout cela, il convient de souligner que le progrès
du groupe en dextérité technique et en expérience,
avec les années, est considérable et on observe
un désir de plus en plus ardent de se libérer
de structures musicales traditionnelles, qui se révèlent
de plus en plus tacites, dans un effort constant pour parvenir
à une sonorité basco-contemporaine. Et tout
cela sans perdre un brin d'allégresse, avec leur
sérieux toujours lumineux et optimiste, réussissant
rester le même groupe de toujours tout en étant
à la fois continuellement nouveau. Oskorri à
une marque de fabrique, une appellation contrôlée.
Trente
deux disques (dont trois doubles) et un livre "111
kantu" , édité en 1.990 et qui recueille
cent onze chansons, est un bagage non négligeable
qui démontre a lui seul la transcendance de la bande.
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